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Pourquoi & comment mesurer sa tension artérielle ?

Prendre la tension avec un tensiomètre manuel ?

Pour prendre la tension avec un tensiomètre manuel, il faut bien-sur un tensiomètre manopoire ou manobrassard et un stéthoscope qui permettra d’entendre les battements cardiaques et de distinguer la mesure systolique et la mesure diastolique lors de la décompression du brassard.

Il est préférable de dégager le bras de tout vêtement voir de le mettre à nu.

Positionner le brassard du tensiomètre manuel autour du biceps afin que la tubulure soit dans l’axe de l’artère humérale et à environ 2 cm du pli du coude.

Gonfler le brassard jusqu’à la disparition du pouls puis regonfler environ 30 mmHg de plus.

Dégonfler le brassard lentement et de manière linéaire à l’aide de la mollette de décompression.

A l’aide du stéthoscope, 5 phases d’écoute selon la méthode auscultatoire (ou méthode de KOROTKOFF) sont nécessaires pour définir les mesures systoliques et diastoliques :

  • Phase 1 : perception pour la première fois de 2 bruits consécutifs : Valeur de la systole.
  • Phase 2 : bruits prolongés et doux
  • Phase 3 : bruits brefs et renforcés
  • Phase 4 : bruits doux et assourdis
  • Phase 5 : disparition des bruits : Valeur de la diastole.

Quelques règles pour bien prendre sa tension avec un tensiomètre électronique

Vous venez d’acheter un nouveau tensiomètre électronique :

Voici quelques règles pour bien prendre  sa tension avec un tensiomètre électronique au bras ou au poignet :

  • Bien lire la notice d’utilisation du tensiomètre
  • S’installer assis confortablement au bord d’une table et éviter de bouger ou parler.
  • Se reposer 5 minutes avant la prise de la tension et dégager le bras de tout vêtement
  • Tensiomètre électronique au bras : enfiler le brassard au bras gauche (si droitier) et le positionner au niveau du biceps avec le tuyau dans l’axe de l’artère. Ne pas serrer le poing
  • Tensiomètre au poignet : Poser le coude sur la table et s’assurer que le tensiomètre soit au niveau du coeur. Ne pas serrer le poing
  • Pendant la mesure éviter de bouger et s’abstenir de parler (tout mouvement intenpestif peut être mal interprété par l’appareil)
  • Afin d’affiner la mesure, il est conseillé de prendre 3 fois la mesure consécutive à une minute d’intervalle et de faire une moyenne

Avant de mettre en pratique ces conseils, il est nécessaire de préciser que le choix de l’appareil que vous utilisez doit être fiable.

Une liste de tensiomètre a été mise en place par l’AFSSAPS qui garantie la fiabilité de l’appareil.

 

Position pour une prise de tension avec un tensiomètre électronique au bras :

Le brassard doit être positionné de préférence au bras gauche au niveau du biceps en laissant 2 centimètres à la jointure du coude.

Le tuyau de gonflage doit être dans l’axe de l’artère.

 

Position tensiomètre bras


Position pour la prise tension avec un tensiomètre électronique au bras

Position pour une prise de tension avec un tensiomètre électronique au poignet :

Le tensiomètre électronique au poignet se fixe sur le poignet gauche de préférence, et être mis en place  au niveau du coeur.

Position tensiomètre poignet

Position pour la prise tension avec un tensiomètre électronique au poignet

 

Pourquoi certains tensiomètres proposent la détection d’arythmies ?

Le tensiomètre électronique classique au bras ou au poignet donne comme information la pression artérielle et le rythme cardiaque ou pouls.

Certains modèles de tensiomètre détectent en plus les arythmies. Les arythmies concernent les troubles du rythme cardiaque qui sont trés nombreux : bradycardie, tachycardie, fibrillation auriculaire et ventriculaire, extrasystoles, torsade de pointe …). Il se peut, en l’absence d’autres symptômes associés, qu’il s’agisse d’un trouble bénin, comme l’extrasystole par exemple. Mais au moindre doute, il est nécessaire de consulter son médecin afin de déterminer la nature de l’arythmie.

Quelques tensiomètres électroniques qui sont dotés de la fonction « détection d’arythmies » :

  • Tensiomètre au bras OMRON MIT ELITE
  • Tensiomètre au bras OMRON M6
  • Tensiomètre au bras BOSO UNO
  • Tensiomètre au bras BOSO FAMILY
  • Tensiomètre au bras AND UA767
  • Tensiomètre au poignet OMRON RS6
  • Tensiomètre au poignet COLSON C3
  • Tensiomètre au poignet AND UB511
  • Tensiomètre au poignet BOSO MEDISTAR
  • Tensiomètre au poignet AND UB510
  • Tensiomètre au poignet BOSO MEDILIFE

Fiabilité et précisions des tensiomètres personnels

Les tensiomètres électroniques au bras et au poignet sont aujourd’hui , en grande partie, extrêmement précis.

Ils doivent être correctement étalonnés et validés cliniquement.

La précision requise doit être de +/- 3 mmHg pour la pression artérielle et de  +/- 5% pour la fréquence cardiaque.

Les validations BHS, AAMI ou la présence sur la liste AFSSAPS sont un gage de qualité des appareils.

Carnet de suivi de la tension artérielle

 

Pour avoir accès au carnet de suivi de la tension artérielle, merci de cliquer sur le lien ci-dessous :

CARNET de suivi de la tension artèrielle

La validation des tensiomètres

En FRANCE, hormis les directives minimales de fabrication avec la norme CE, rien n’impose un standard de fiabilité et de qualité pour les tensiomètres.

Une liste de tensiomètres électroniques a été publiée par l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui stipule ceci : «  L’objectif de la surveillance du marché des appareils d’automesure électromécaniques automatiques non invasifs de la pression artérielle (autotensiomètres), est d’informer les utilisateurs sur les appareils destinés aux particuliers, marqués CE au titre de la directive 93/42/CEE relative aux dispositifs médicaux, dont la validation clinique de la fonction de mesurage de la pression artérielle est revendiquée conforme :

  • à l’un des protocoles d’évaluation clinique prévus par la surveillance du marché de ces appareils
  • et pour un usage des appareils dans la population générale normotendue ou hypertendue

La France ne fait naturellement pas obstacle à la mise sur le marché et à l’utilisation d’autotensiomètres portant le marquage CE mais non enregistrés par l’Agence dans le cadre de la surveillance du marché de ces appareils.
On rappellera également que cette surveillance du marché relève d’une démarche volontaire : la liste des autotensiomètres enregistrés ne saurait donc être exhaustive. »

Mais il existe des validations cliniques qui ont pour but d’évaluer la qualité métrologique des tensiomètres. Ces validations cliniques sont effectuées par des spécialistes suivant des protocoles bien définis.

Voici les protocoles les plus notables :

  • BHS : British Hypertension Society
  • AAMI : Association for the Advancement of  Médical Instrumentation
  • DIN : groupe de travail allemand
Pour obtenir la validation, les différences des mesures effectuées entre l’appareil testé et la méthode traditionnelle doivent être très faibles.

Quelle méthode de prise de tension ?

Il existe deux méthodes de prise de tension artérielle :

 

  • La méthode auscultatoire avec le  prise de tension effectuée à partir d’un tensiomètre manuel :

Cette méthode fait appel à un brassard occclusif qui permet la compression de l’artère et d’un stéthoscope. On distingue alors 5 étapes :

* Etape 1 : apparition du 1er son

* Etape 2 : tonalité de murmure

* Etape 3 : son vif et net

* Etape 4 : affaiblissement du son

* Etape 5 : disparition du son

La pression systolique est déterminée par l’étape 1 et la pression diastolique par l’étape 5.

 

  • La méthode oscillométrique avec le  prise de tension effectuée à partir d’un tensiomètre électronique :

La méthode oscillométrique fait appel à l’analyse des oscillations de la paroi artérielle.

Quand la pression du brassard du tensiomètre électronique est supérieure  à la pression systolique, de petites oscillations provoquées par le choc de la pulsion des artères comprimées peuvent être captées. Le brassard se dégonfle alors et la diminution progressive de la pression dans le brassard fait augmenter puis diminuer l’amplitude de ces oscillations.

La mesure systolique correspond au début de l’augmentation de l’amplitude de ces oscillations.

La mesure diastolique correspond à la fin de la baisse de l’amplitude de ces oscillations.

Comment interpétrer les résultats de vos mesures de pression artérielle ?

Vous avez souvent entendu énoncer votre résultat de tension artérielle sous la forme 12/8 ou 16/10.

Cela correspond aux centimètres de la colonne de mercure qui sert à mesurer la pression artérielle , un peu comme la colonne mercure d’un baromètre.

L’unité de mesure de pression artérielle actuellement admise est le millimètre de mercure. Il est donc préférable de dire, pour les exemples précédents, 120/80 ou 160/100 millimètres de mercure (mmHg).

C’est de cette manière que le tensiomètre électronique affiche les résultats.

L’automesure de la pression artérielle : Pourquoi ?

L’automesure avec un autotensiomètre reste un acte médical. Ainsi, l’interprétation des chiffres (systole et diastole) doit être réalisée par le corps médical. L’automesure ne doit pas aboutir à l’automédication. Seul un médecin peut prescrire les médicaments et les doses liées à une éventuelle hypertension.

Les chiffres obtenus grâce à l’automesure dans des conditions différentes de la prise de tension artérielle en cabinet, seront précieux au médecin traitant pour élaborer un diagnostic.

Tableau de classification des valeurs de la pression artérielle

tableau de classification des valeurs de pression artérielle